Découverte

Seeds Brussels : le collectif qui swappe les plantes comme jamais

En octobre, dernier, au cœur de Belleville à Paris, une vitrine m’interpelle. En m’y rapprochant j’observe des dizaines de boutures étiquetées disposés sur une table. Derrière la porte se tient le premier Plant Swap parisien organisé par SEEDS BRUSSELS : le collectif qui swappe les plantes comme jamais. Créé par trois jeunes femmes passionnées de végétal : Giada Seghers, Cécile Barraud de Lagerie et Andréa Poulieva, ce projet qu’elles mènent par passion a germé à côté de leur profession au cœur de la capitale belge.

Andréa nous livre les secrets de fabrication de leur communauté de plantsawappeurs adeptes des piléas et des monsteras variegata.

troc de plantes avec seeds brussels chez le Bumplab à Paris

Parlez-nous un peu de vous.

Giada est belgo-italienne et diplômée en communication appliquée. Elle a terminé son master fin avril en communication multimédia, publicité institutionnelle et création d’événements. Elle travaille depuis quelques années dans le secteur socio-culturel et artistique en tant que médiatrice culturelle et créatrice d’événements. Cécile est française et artiste et designer textile, je suis bulgare et licenciée en Sciences politiques et travaille dans l’action sociale de première ligne. De notre point de vue, nos différences font notre force, car nous nous complétons parfaitement.

Si le projet s’appelle Seeds Brussels, c’est parce que c’est vraiment dans cette ville, capitale de l’Europe, que nous nous sommes rencontrées et que le projet a vu le jour. Bien que nous soyons très heureuses de pouvoir répandre le projet à Paris depuis septembre, Bruxelles restera le berceau de Seeds*.

Cécile, Andréa et Giada, les fondatrices du collectif Seeds Brussels

crédit : Seeds Brussels

Comment a germé SEEDS BRUSSELS ?

Seeds Brussels est né en mars 2015 de ma rencontre avec Giada. Un ami commun avait remarqué que nous venions toutes les deux acheter The Plant Journal chez lui, et que nous lui parlions sans arrêt de plantes. Il est en quelque sorte le parrain du projet vu que nous nous sommes rencontrées grâce à lui. Il a également été la première personne à croire en notre projet et à nous fournir un espace pour le lancer.

Dès notre première discussion, nous avons vu que nous avions les mêmes envies : créer un projet tournant autour du végétal, de l’échange, du partage, de la rencontre et de la participation, un projet qui ferait le lien entre les plantes et les gens. C’est d’ailleurs devenu notre slogan pour notre carte de visite : « Making connections between people & plants ».

Comment sont nés vos plantswap ?

Le troc de boutures, connu maintenant sous le nom de « Plantswap » (littéralement, échange de plantes, en anglais) nous est apparu comme une évidence.
La plupart des plantes que nous avions chez nous provenaient de boutures offertes ou prises chez des amis, trouvées dans la rue et les espaces publics…

Nous étions certaines que beaucoup d’autres personnes faisaient la même chose, et nous voulions leur offrir un espace pour le faire à plus grande échelle; rassembler les amateurs, novices ou confirmés, toutes les personnes attirées par les plantes d’âges, de sexe, de cultures différentes.

“ Nous sommes unies par une curiosité insatiable et un amour des plantes.”

troc de plantes avec seeds brussels chez le Bumplab à Paris

Quelles sont vos plantes préférées et quels sont vos conseils pour les entretenir ?

Andréa :
les Pilea Peperomioides, les Tradescantia (plante misère) et les Coleus.

Ce sont les plantes que j’ai le plus de plaisir à bouturer, à donner ou échanger, à entretenir, à voir grandir. C’est une amie qui m’a offerte ma première bouture de Pilea il y a environ dix ans. À l’époque je ne connaissais pas cette plante, et j’en suis tombée amoureuse. Elle est facile à entretenir, très élégante, et elle produit beaucoup de boutures toute seule.

Lors de notre première rencontre avec Giada, nous avions toutes les deux amenés une bouture à offrir – sans se consulter. Je lui ai amené une petite Pilea, évidemment, et elle m’a offerte une magnifique « Misère », qui est devenue énorme depuis.
On les surnomme ainsi car ce sont des plantes extrêmement résistantes, qui survivent et même s’épanouissent avec peu d’eau et peu de soins.

Enfin, j’ai une affection particulière pour les Coleus, sortes d’orties très colorées qu’on retrouve dans beaucoup de pays africains.
Elles doivent être placées près d’une source de lumière, et craignent le froid. Lorsqu’elles sont en bonne santé, l’intérieur de leurs feuilles se colorent en fushia, mauve, violet… Cécile a chez elle une Coleus immense qui donne un cachet très particulier, très exotique, à la pièce :-).

Le conseil de Seeds Brussels pour avoir la main verte

boutures de plantes succulents à rempoter dans du terreau spécial plantes cactées

Les plantes se portent mieux quand on les oublie…

C’est d’ailleurs un bon conseil pour toutes les plantes d’intérieur : éviter le sur-arrosage. On a tendance à vouloir bien faire, mais c’est l’erreur de beaucoup de débutants, étouffer les racines en l’arrosant trop souvent. Les racines pourrissent sous l’humidité constante.
Si vous voyez que le dessus du terreau développe de la mousse, c’est le moment de faire une pause.


Pour swapper vos plantes comme jamais,suivez Seeds Brussels

 

*Depuis la rédaction de cet article, Justine auteure du blog SweetyOxalis a rejoint la team des swappeuses de plantes pour animer le collectif sur Paris. Giada a emménagé fin mars 2017 à Milan et y développe actuellement le projet SEEDS.

** Retrouvez leurs prochains événements sur l’agenda des jardiniers urbains